Au sein de la confrérie des Gnaoua de Casablanca, il est un emblème et pour nombre de jeunes musiciens, une véritable icône. Pour l'anecdote, enfant, H'mida aimait à patauger dans l'eau, sa tante l'affubla alors du sobriquet "Boussou" ("poisson", en langue gnaouie). C'est avec elle qu'il prendra l'habitude d'assister aux nuits rituelles. Dès lors, le virus tagnaouite lui est inoculé. H'mida, alors âgé de 16 ans, est sacré maâlem. Pour subsister, H'mida choisit le métier de tanneur à Marrakech. En 1962, Boussou décide de retourner à Casablanca, dont le climat est réputé clément pour les Gnaoua. Le maâlem Sam y est au sommet de son art. Les deux hommes s'entendent comme larrons en foire. Leur duo fait sensation. Six ans après, ils se séparent. Boussou forme son groupe, avec lequel il fera des tournées en Algérie, en Italie, en France et en Belgique. Un savoir-faire repris de main de maître par son fils, Hassan, aujourd'hui installé en France, élevé lui aussi selon les préceptes gnaoua